La conduite du vignoble
Qualité et environnement
• Les objectifs du Domaine et les moyens mis en oeuvre
 
A. La conduite du vignoble
B. La vinification
La qualité et l'environnement au Domaine de la Mordorée
 
  < 1. La taille
2. Le travail du sol

Nous apportons à nos sols des produits naturels totalement inoffensifs pour l’environnement, tout en attachant une importance primordiale à la vie du sol : bactéries, insectes, lombrics, etc. Ceux-ci sont essentiels pour aérer et amender les sols. Par exemple, une densité normale de lombrics « laboure » 300 tonnes de terre à l’hectare en une seule année. Pour cela nous incorporons de la matière organique à nos terrains: bois de taille, débris végétaux, paille, etc.

En effet, un sol vivant est une condition essentielle pour élaborer des vins complexes car les racines de la vigne peuvent descendre en profondeur pour se nourrir sur la roche-mère. Ces sols sont aussi beaucoup moins sensibles à l’érosion qui est un fléau et remet en cause l’avenir de l’agriculture. Il y a encore peu de temps, avoir des vignes avec aucune soi-disant « mauvaise herbe » était le gage de la reconnaissance du « bon » vigneron par rapport au « mauvais ». Cela a conduit les vignerons à utiliser des quantités de désherbants chimiques de plus en plus puissants pour contrer les résistances qui apparaissaient. Pour nous, avoir de l’herbe dans nos vignes est, au contraire, un signe de la bonne santé du sol. De plus ces herbes le protègent de l’érosion et servent de refuge aux prédateurs des insectes nuisibles. Ainsi, en automne, nous laissons volontairement les herbes se développer afin de nourrir la terre après leur décomposition et d’offrir à certains insectes un abri pour l’hiver.

 
Le travail du sol et l'enherbement permettent la suppression des herbicides chimiques. Travail du sol sur une vigne enherbée volontairement du plateau de Vallongue, magnifique terroir partagé entre les appellations Lirac et Tavel.

En outre, un territoire enherbé permet d’alimenter et de protéger une faune variée qui va du lièvre à l'outarde canepetière (espèce strictement protégée inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne). Cette dernière fait chaque année une halte dans nos vignes, pour repartir et continuer sa migration une fois repue des dizaines d’espèces d’insectes qui y vivent en permanence.

Nous décompactons ensuite les sols en profondeur, sans mélanger les différentes couches de terre, avec des outils spécialisés qui ne détruisent pas le couvert végétal. De plus, depuis quelques années, nous avons enherbé volontairement et de façon permanente toutes les parcelles qui pouvaient l’être. Elles sont alors entretenues en tondant l’herbe de temps en temps.

Outarde canepetière - Crédit photo : Lutz Luecker
Photo à titre d'illustration qui n'a pas été prise dans nos terres.